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Destruction d’archives et de dossiers médicaux

À lire dans cet article :

Toutes les informations sur la destruction d’archives papier

City Débarras assure la destruction d’archives et de dossiers médicaux pour les établissements de santé, cabinets, laboratoires et pharmacies d’Île-de-France. Collecte sur site en contenants scellés, destruction irréversible, certificat de destruction remis à chaque intervention, dans le respect du secret médical et du RGPD.

Combien de temps faut-il conserver un dossier médical ?

C’est la question qui précède toute destruction, et la réponse n’est pas la même selon que vous exercez en établissement de santé ou en libéral. Cette distinction est souvent confondue, elle change pourtant tout.

En établissement de santé : 20 ans, et c’est une obligation légale

L’article R1112-7 du Code de la santé publique fixe une durée de conservation de 20 ans à compter de la date du dernier séjour du patient dans l’établissement ou de sa dernière consultation externe. Plusieurs situations allongent ce délai :

  • 20 ansRègle généraleÀ compter du dernier séjour ou de la dernière consultation externe dans l’établissement.
  • 28 ansPatient mineurSi la durée de conservation s’achève avant le 28e anniversaire du patient, elle est prorogée jusqu’à cette date.
  • 10 ansDécès du patientSi le décès survient moins de 10 ans après le dernier passage, le dossier est conservé 10 ans à compter de la date du décès.
  • 30 ansActes transfusionnelsLa mention des actes transfusionnels et, le cas échéant, la copie de la fiche d’incident transfusionnel se conservent 30 ans à compter du dernier passage.

Ces délais sont par ailleurs suspendus par l’introduction de tout recours, gracieux ou contentieux, mettant en cause la responsabilité médicale de l’établissement ou d’un professionnel de santé. Un dossier concerné par une procédure ne doit donc pas être détruit, même si sa durée théorique est écoulée.

En libéral : aucun texte n’impose de durée chiffrée

Point souvent mal compris : aucun texte ne fixe de durée de conservation pour les archives d’un médecin libéral. Le Conseil de l’Ordre le formule sans ambiguïté. Ce vide est comblé par des recommandations, qui n’ont pas la même portée qu’une obligation :

  • Conseil de l’Ordre des médecins : 20 ans recommandés, par alignement sur le régime des établissements et pour garantir le droit d’accès du patient à son dossier.
  • MACSF : 30 ans recommandés, davantage pour les patients mineurs, dans une logique de couverture du risque de mise en cause.
  • Plancher de prudence : 10 ans, qui correspond au délai de prescription civile.

Concrètement, un praticien libéral qui détruit ses dossiers à 10 ans n’enfreint aucune loi, mais il se prive de moyens de preuve si sa responsabilité est recherchée plus tard. La plupart des confrères s’alignent sur 20 ans.

Ces durées sont données à titre d’information générale, à jour des textes consultés en juillet 2026 (article R1112-7 du Code de la santé publique, recommandations du Conseil national de l’Ordre des médecins et de la MACSF). Elles ne constituent pas un conseil juridique. Avant toute destruction, faites valider votre tableau de gestion par votre conseil départemental de l’Ordre, votre délégué à la protection des données ou votre assureur en responsabilité professionnelle.

Pour les documents non médicaux de votre structure (comptabilité, paie, contrats), les durées relèvent d’autres textes : nous les détaillons sur notre page consacrée aux durées de conservation des documents.

Dossier médical papier et stéthoscope : les archives de santé relèvent de durées de conservation encadrées avant destruction
Les dossiers médicaux obéissent à des durées de conservation précises avant toute destruction.

Quand peut-on détruire des archives médicales ?

Une archive médicale devient destructible lorsque trois conditions sont réunies au même moment :

  • La durée de conservation applicable est écoulée, en tenant compte des prorogations liées à l’âge du patient, à un décès ou à des actes transfusionnels.
  • Aucune procédure n’est en cours sur le dossier concerné. Un contentieux, même simplement engagé par courrier, suspend le délai.
  • Le tri a été validé en interne, par le praticien, le responsable qualité ou le service d’archives, sur la base d’un tableau de gestion écrit.

Ce dernier point est le plus négligé. Détruire sans trace écrite de la décision, c’est se retrouver sans réponse le jour où l’on vous demande pourquoi tel dossier n’existe plus.

Qui peut détruire des archives médicales ?

La destruction peut être réalisée en interne ou confiée à un prestataire. Dans les deux cas, le contenu reste couvert par le secret médical, ce qui interdit la mise au rebut en benne, le dépôt en déchetterie ou le passage par un circuit de collecte papier ordinaire.

Un broyeur de bureau convient à quelques dossiers. Au-delà de quelques cartons, il devient un faux ami : lent, souvent réglé sur des bandes trop larges pour un document nominatif, et il laisse les archives à découvert pendant des semaines dans un local.

Le recours à un prestataire répond à trois exigences distinctes :

  • Secret médicalLes documents ne sont jamais manipulés hors contenant scellé, et le personnel intervenant est soumis à une clause de confidentialité.
  • Sous-traitance RGPDLe prestataire agit comme sous-traitant au sens du RGPD, ce qui suppose un contrat écrit encadrant la finalité, la durée et la sécurité du traitement.
  • Preuve opposableLe bordereau de prise en charge puis le certificat de destruction constituent la trace que vous produirez en cas de contrôle.

Nos méthodes et niveaux de coupe sont détaillés sur nos pages destruction d’archives sécurisée et normes de destruction d’archives.

Comment se déroule la destruction de dossiers médicaux papier ?

Notre intervention suit toujours la même séquence, quel que soit le volume :

  • Évaluation et devisVous nous indiquez le volume approximatif, en mètres linéaires, en cartons ou en armoires. Nous chiffrons l’intervention sans engagement.
  • Mise à disposition de contenants scellésBacs verrouillés ou cartons sécurisés déposés dans vos locaux, que vous remplissez à votre rythme.
  • Collecte sur siteEnlèvement par nos équipes, avec remise d’un bordereau de prise en charge qui acte le transfert de responsabilité.
  • Destruction irréversibleLes documents sont détruits sans être ouverts ni triés, avec un niveau de coupe adapté au caractère nominatif des données.
  • Certificat de destructionVous recevez le certificat mentionnant la date, la nature et le volume détruit.
  • Valorisation du papierLa matière est orientée vers une filière de recyclage papier, ce qui alimente votre bilan de gestion des déchets.

Pour connaître nos conditions et nos ordres de prix, consultez notre page tarif de destruction d’archives.

Des dossiers médicaux à détruire ?

Devis gratuit et sans engagement, quel que soit le volume.

Demander un devis gratuit

ou appelez-nous au 01 84 20 44 52

118 Rue de Paris, 93800 Épinay-sur-Seine

Ouvert du lundi au samedi de 7h30 à 18h non-stop. Fermeture le vendredi de 12h30 à 14h.

Secret médical et RGPD : ce que la destruction engage

Un dossier médical contient des données de santé, que le RGPD classe parmi les données sensibles. Leur destruction n’est pas une simple opération logistique, elle est le dernier maillon du cycle de vie de la donnée, et elle vous engage sur trois points :

  • Limitation de la conservation Les données ne se gardent pas au-delà de ce qui est nécessaire. Un stock d’archives échues conservé « au cas où » est en soi une irrégularité.
  • Sécurité du traitement Vous devez garantir la confidentialité jusqu’au terme, y compris pendant le stockage avant destruction et pendant le transport.
  • Capacité à démontrer En cas de contrôle, l’affirmation ne suffit pas. Le certificat de destruction et le bordereau matérialisent le respect de vos obligations.

Le principe s’applique aussi aux données médicales numériques, sur les postes réformés, les serveurs et les supports de sauvegarde. Les disques ne s’effacent pas d’un simple formatage : nous traitons ce volet sur notre page collecte et recyclage de matériel informatique.

Quels professionnels de santé font appel à nous ?

  • 🏥Cliniques et établissements de santéPurges d’archives échues, déménagements de service, fermetures de site.
  • 🩺Cabinets médicaux et paramédicauxDéparts en retraite, cessions de patientèle, passage au dossier numérique.
  • 🔬Laboratoires d’analysesComptes rendus, feuilles de paillasse et résultats arrivés à échéance.
  • 💊PharmaciesOrdonnances conservées, registres et documents nominatifs.
  • 🏡EHPAD et établissements médico-sociauxDossiers de résidents, volumes importants et récurrents.
  • 🩻Centres d’imagerieClichés, comptes rendus et dossiers associés.

Pour les structures qui génèrent un flux régulier, nous mettons en place un contrat de collecte récurrente avec des bacs à demeure et un passage planifié. Les modalités sont décrites sur notre page destruction d’archives pour les entreprises.

Obtenez un devis gratuit et sans engagement pour la destruction de vos archives médicales

Que faire des dossiers en cas de cessation d’activité ?

La fermeture d’un cabinet ne fait pas disparaître l’obligation de conservation, et le droit d’accès du patient à son dossier subsiste. Trois voies existent, et la destruction n’est légitime que dans la dernière :

  • Transmission au successeur lorsqu’il y a reprise de la patientèle, avec information des patients.
  • Conservation par le praticien ou confiée à une société d’archivage, en informant le conseil départemental de l’Ordre du lieu de conservation.
  • Destruction des seuls dossiers dont la durée de conservation est écoulée, une fois le tri validé.

Nous intervenons couramment sur ce cas de figure, en séparant ce qui doit partir en destruction de ce qui doit être conservé ou remis.

Destruction d’archives médicales en Île-de-France

Nous intervenons sur l’ensemble de la région depuis notre site d’Épinay-sur-Seine, pour un carton isolé comme pour plusieurs centaines de mètres linéaires :

Vous trouverez le détail de nos zones sur la page destruction d’archives en Île-de-France.

FAQ : destruction d’archives et de dossiers médicaux

Combien de temps faut-il conserver un dossier médical ?

En établissement de santé, l’article R1112-7 du Code de la santé publique impose 20 ans à compter du dernier séjour ou de la dernière consultation externe. Ce délai est porté au 28e anniversaire pour un patient mineur, ramené à 10 ans après le décès si celui-ci survient moins de 10 ans après le dernier passage, et étendu à 30 ans pour les actes transfusionnels.

Un médecin libéral doit-il conserver ses dossiers 20 ans ?

Non, aucun texte n’impose de durée chiffrée aux médecins libéraux. Le Conseil de l’Ordre recommande 20 ans par alignement sur les établissements, la MACSF recommande 30 ans, et le délai de prescription civile de 10 ans constitue un plancher de prudence. Il s’agit de recommandations, pas d’obligations légales.

Qui peut détruire des archives médicales ?

La destruction peut être faite en interne ou confiée à un prestataire spécialisé. Dans les deux cas le secret médical s’applique, ce qui exclut la benne, la déchetterie et la collecte papier ordinaire. Le prestataire agit comme sous-traitant au sens du RGPD et doit être lié par un contrat écrit.

Comment détruire des dossiers médicaux papier en toute conformité ?

En six étapes : évaluation du volume et devis, mise à disposition de contenants scellés, collecte sur site avec bordereau de prise en charge, destruction irréversible sans ouverture des cartons, remise du certificat de destruction, puis valorisation du papier en filière de recyclage.

Le certificat de destruction est-il obligatoire ?

Aucun texte ne l’impose nommément, mais le RGPD vous demande de pouvoir démontrer le respect de vos obligations. Le certificat, associé au bordereau de prise en charge, est la preuve opposable que les documents ont bien été détruits, à quelle date et pour quel volume. Nous le remettons systématiquement.

Que deviennent les dossiers médicaux quand un cabinet ferme ?

Ils sont transmis au successeur en cas de reprise de patientèle, conservés par le praticien ou confiés à une société d’archivage en informant le conseil départemental de l’Ordre, ou détruits pour les seuls dossiers dont la durée de conservation est écoulée. La fermeture ne supprime ni l’obligation de conservation ni le droit d’accès du patient.

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